Sid Vicious etait assis sur le lit, dans sa chambre du Chelsea Hotel. Dans la salle de bains attenante, le corps de Nancy Spungen gisait, baignant dans son sang. "Vous n'avez pas le droit de m'arreter, aurait-il declarer aux policiers, je suis une rock star, moi." Avec la mort de Nancy Spungen et celle, tout aussi tragique qu'inevitable de Sid Vicious par overdose, se referme un chapitre agite de l'histoire du rock, qu'on appelait les Sex Pistols. Le plus controverser et certainement le plus connu des groupes punks avait vu le jour a Londres, en 1976. Ils avaient agacer tout le monde, des hippies aux menageres en passant par les hommes politiques, les medias et jusqu'aux milieux musicaux etablis. S'ils avaient tant fait parler d'eux, c'etait tout a la fois a cause de leur musique crue et contestataire, du parfum de scandale, de sexe et de violence qui les entourait, de leur temperament agressif et des bagarres qui ponctuaient chacun de leurs concerts. Sans oublier le role de Sid qui, si les Sex Pistols etaient la figure de proue des groupes punks, incarnait a lui seul les Sex Pistols et le rebelle punk. Sid Vicious : Chronique d'une rock star suicidee raconte, de l'interieur, un des parcours les plus incroyables de l'histoire de la musique. Son auteur, Malcolm Butt, devoile pour nous la descente aux enfers de Vicious. Ce fils unique d'une heroinomane, qui rencontra les pionniers du punk, les Sex Pistols, et devint l'un des leurs en remplacant Glen Matlock a la basse. Sid et son attirance pour la violence et l'autodestruction, qui finirent par l'engloutir dans un tourbilon d'heroine et de paranoia. Voici la chronique des 21 annees qui constituent la vie de Sid. Un court passage qui aura egalement permis de mettre en lumiere ce qu'il y avait de pourri au royaume du rock. Comme le montre l'auteur, Sid ne pouvait le traverser qu'en suivant le chemin qu'il a suivi, et qui l'a mener a sa perte.
(au edition camion blanc)